2017-01-Moulin-de-serresSerres, janvier 1997

 

« Cher ami gourmet,

Voila seulement quelques années en arrière le seul moyen de conserver la viande était le sel ou le séchage. Toute l’année se déroulait autour de ces conserves. Ainsi, sans la solidarité, le paysan de notre contrée ne pouvait consommer de viande fraîche qu’une fois par an. Lorsque l’une de ces fermes tuait le cochon, je vous laisse imaginer comme les oreilles se tendaient, le sourire aux lèvres, et les regards espiègles qui se profilaient sur les visages.

Bien sûr, j’imagine que les traditions devaient varier d’un village à un autre. Chez nous, on n’aurait pu imaginer oublier de porter la fricassée à l’un de nos voisins, c’est à dire quelques beaux morceaux de viande fraîche. Il y avait là le moyen d’entretenir de bonnes relations et d’apaiser les tensions. Le voisin qui n’avait pas reçu sa part, avait donc toute raison de s’inquiéter. Il recevait l’affront de l’année ! On n’efface pas cela des mémoires !

Cependant, la nuance permettait de confectionner différemment la fricassée par le choix des morceaux. Il y avait là le message non exprimé en réponse à un événement ou, dirons-nous, cher ami gourmet, à un climat … tout en maintenant de bonnes relations. Rassurez-vous, les temps changent, les relations évoluent, l’année suivante il retrouverait une part plus généreuse.

Les congélateurs ont modifié bien des choses, personne ne le regrette vraiment. Tout va beaucoup mieux.

Quant à vous cher ami gourmet, vous aurez toujours le Moulin de Serres pour vous porter un vrai, un bon morceau de cochon ou toutes autres victuailles saines en provenance des fermes les plus généreuses de notre contrée.

Alors bon appétit, et à bientôt de vos nouvelles.»

 

(Photo extraite de  Jours d’Auvergne – J. Mallouet – M. Delaguilhaume )

Lettre authentique écrite par Jean-Luc Combe – Janvier 1997

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